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Le PPE approuve son Programme d'Action pour la nouvelle législature (1999 - 2004) et élit une nouvelle présidence

Wilfried MARTENS réélu comme Président

Les 500 membres du Congrès ont réélu, pour une période de trois ans, Wilfried MARTENS comme président du PPE. Wilfried MARTENS assume la présidence du PPE (fédération des partis démocrates chrétiens et apparentés de l'UE) depuis 1990. Le Congrès du PPE s'est réuni à Bruxelles du 4 au 6 février sur le thème "En route pour le 21ème siècle".

En outre, le Congrès a élu :

A. Les 7 Vice-présidents :

  • Margaretha AF UGGLAS: ancien Ministre des Affaires Etrangères de la Suède; depuis 1996 Vice-présidente du PPE;
  • John BRUTON: Premier Ministre de l'Irlande de 1994 à 1997; Président du FINE GAEL;
  • Ottfried HENNIG: ancien Président de la CDU de Schleswig-Holstein; Secrétaire général de la Fondation Konrad Adenauer; depuis 1993 Vice-président du PPE;
  • Kostantinos KARAMANLIS: Président de la NEA DEMOKRATIA de la Grèce;
  • Nadejda MIHAYLOVA: Ministre des Affaires Etrangères de la Bulgarie et Vice- présidente de l'UDF (Union of Democratic Forces);
  • Marcelo Rebelo DE SOUSA: Président du PSD portugais; depuis 1997 Vice-président du PPE;
  • Wim VAN VELZEN: ancien Président du CDA (Pays-Bas); a oeuvré au succès de l'intégration de l'UEDC au sein du PPE; membre du Parlement Européen;

B. Le Trésorier:

Ingo FRIEDRICH: Vice-président de la CSU allemande; membre du Parlement Européen; depuis 1996 trésorier du PPE.

C. Le Secrétaire général:

Alejandro AGAG LONGO: ancien Secrétaire général adjoint du PPE et collaborateur direct du Premier Ministre espagnol José Maria AZNAR.

Le Congrès du PPE a également approuvé le programme d'action pour la nouvelle législature (1999-2004) du PE. Ce document constitue pour toute la nouvelle législature le point de référence de tous les députés européens du PPE. Le texte complet va être mis sur Internet (http://www.europarl.europa.eu/ppe) Ci-joint vous trouvez déjà une synthèse du programme d'action du PPE.


Renseignements: Marianne Amssoms - tél: 02/284 22 33 gsm: 075/42 24 74


Programme d'action PPE 1999-2004
« En route vers le 21è siècle »
– Synthèse –


À l'aube du 21è siècle, l'Union européenne se voit confrontée à de nouveaux défis. Dans de multiples domaines, le Parlement est devenu colégislateur à part entière, ce qui lui permet d'influencer considérablement les conditions d'existence de chacun des 375 millions de citoyens et de citoyennes dans tous les États membres. Les 626 députés européens, élus directs, auront à se prononcer tant sur l'élargissement vers les PECO que sur la composition de la nouvelle Commission européenne.

Mais il n'est pas question que l'Europe de demain reste unilatéralement dominée par une majorité socialiste. Dès lors, le Parti populaire européen se présente aux élections de juin 1999 avec l'intention de devenir la première force politique du Parlement et de rétablir l'équilibre politique au sein des institutions. Le PPE, c'est la politique de l'intégration, c'est aussi celle du rapprochement des intérêts nationaux et régionaux, du progrès économique et social, de la liberté dans la responsabilité, de la tradition alliée à la modernité, de la capacité de se défendre en prônant une politique de paix. Nos adversaires désignés sont les extrémistes de gauche comme de droite.

Le PPE fait face aux défis du 21è siècle : il veut une Europe unie, communautaire, démocratique, transparente et capable d'agir. Cela n'est nullement synonyme d'un État centralisé superpuissant. Le PPE défend le partage des responsabilités et des compétences entre l'Union européenne, les États membres et les institutions régionales voire communales selon le principe de subsidiarité.


1. Agenda 2000

L'élargissement aux pays de l'Europe centrale et orientale est notre devoir historique, après le retour de ces pays à la liberté et à la démocratie. Tant les pays candidats que les États membres actuels tireront d'ailleurs profit, à maints égards, de l'unification.

Indépendamment du nombre de pays rejoignant l'Union dans un premier temps, le PPE veut une réforme institutionnelle profonde. Comme le propose le Parlement européen, l'U.E. a besoin de sa propre Constitution, afin de simplifier et d'éclaircir les mécanismes de prise de décision entre l'U.E., les États membres et les régions, dans le respect du principe de subsidiarité. En outre, cette loi fondamentale doit comprendre un catalogue des droits fondamentaux conforme à la Convention européenne de sauvegarde des libertés fondamentales et des droits de l'homme.

Les décisions « législatives » du Conseil devront dorénavant se prendre à la majorité ; seuls les votes relatifs aux modifications des Traités, à l'élargissement ou à l'augmentation des ressources propres continueront à requérir l'unanimité ; les États membres et le Parlement européen devront les ratifier. Il importe de permettre au P.E. de démettre de ses fonctions l'un ou l'autre des commissaires, individuellement, à la majorité qualifiée. De la sorte, le contrôle sur la Commission sera renforcé. En effet, le PPE estime que le P.E. se doit d'intervenir avec énergie dès le moindre indice de corruption.

Compte tenu des recettes comme des dépenses, le financement futur de l'U.E. ne peut être qu'un dosage équilibré entre la solidarité et l'efficacité. Le coût total de l'U.E., y compris le financement des coûts découlant de l'adhésion des nouveaux États membres, doit être assumé de façon équitable par tous les États membres.

2. Politiques économique, financière et monétaire

Créer de nouveaux emplois est la première des priorités. Pour améliorer la situation de l'emploi, le PPE veut un contexte favorable à la croissance et susceptible de renforcer la compétitivité de l'économie européenne. À cette fin sont nécessaires :

  • Une politique financière stimulant l'innovation et les investissements ;
  • Une politique monétaire axée sur la stabilité ;
  • Des investissements dans les domaines des transports, de l'énergie et des télécommunications ;
  • Des mesures abolissant les entraves à la libre circulation des biens et des services ;
  • Le maintien de la paix sociale ;
  • La coordination des régimes fiscaux nationaux et la limitation de la concurrence fiscale entre États membres.

3. L'emploi : nouveaux créneaux

L'Union européenne peut offrir aux politiques économiques nationales et aux marchés du travail, le cadre complémentaire nécessaire à leur harmonisation réciproque. À long terme, l'union monétaire va créer de nouveaux emplois, mais pour que l‘UEM soit un succès, il est nécessaire que le marché intérieur devienne une réalité à part entière et que les termes du Pacte de stabilité et de croissance se concrétisent comme prévu. Juguler l'inflation, comprimer le niveau des prix, baisser et harmoniser les taux d'intérêt : voilà autant de conditions préalables essentielles à la création de nouveaux emplois. Il faut absolument y ajouter la réduction du coût du travail, une plus grande souplesse du marché du travail et un encouragement accru des petites et moyennes entreprises.

4. Réforme du modèle européen d'économie sociale

L'économie sociale de marché est confrontée à des défis majeurs. L'État « prospérité » ou «providence» a été exploité au-delà du raisonnable, au prix d'une perte de compétitivité et de croissance. De surcroît, l'évolution démographique et le chômage croissant confrontent les systèmes de sécurité sociale à des problèmes structurels et permanents de financement. Le PPE estime que l'aide sociale est un « filet de sécurité » pour ceux qui en ont vraiment besoin et qui ne sont pas responsables de leur état ou situation. Il importe de renforcer la responsabilité individuelle ; quant aux risques majeurs, ils doivent rester une responsabilité collective.

5. Formation et éducation en Europe

L'éducation première et la formation « tout au long de la vie » constituent le fondement de tout avenir. Les écoles et d'autres formules de formation doivent tenir compte des capacités différentes des écoliers et des personnes en formation. Seule une pédagogie du succès est susceptible d'armer la jeunesse face aux multiples défis qui l'attendent. Préparer à la mobilité est capital à cet égard, particulièrement en mettant l'accent sur l'apprentissage des langues. Pour les jeunes adultes, la famille doit rester la pierre de touche de toute éducation.

6. Recherche et technologie

La recherche scientifique et les technologies novatrices sont une conditio sine qua non pour tout progrès économique, de productivité et de prospérité. C'est vrai aujourd'hui et demain. L'Europe doit accepter d'y consacrer une part de son PIB comparable à ce que font le Japon et les États-Unis.

7. Le défi du crime organisé

La menace constituée par la criminalité internationale organisée représente un des défis majeurs pour notre société moderne. Le temps est venu de revoir nos conceptions traditionnelles de lutte contre le crime, encore fondées sur le concept dépassé de frontières hermétiques. Tous les États membres devraient davantage exprimer leur volonté d'action commune en vue de s'attaquer au problème de manière efficiente et efficace. La coopération et l'entraide judiciaire, doter Europol de compétences exécutives et opérationnelles, voilà autant de moyens très percutants pour lutter contre la criminalité internationale organisée.

8. Droit d'immigration et d'asile

Dans le contexte de la suppression progressive des contrôles aux frontières intérieures, le PPE attache énormément d'importance à l'unification des dispositions réglementant l'immigration et le droit d'asile. L'existence parallèle de lois et de procédures variant selon les États membres crée une situation intenable. En outre, les demandeurs d'asile doivent pouvoir être répartis équitablement entre les États membres, ce qui requiert également l'adoption de règles communes. L'intégration des migrants constitue un élément fondamental de toute politique en la matière. Toutefois, il convient de préserver à cet égard le principe de la nationalité unique et exclusive.

9. La responsabilité de l'Europe face au monde

L'Union européenne a besoin d'une PESC, politique extérieure et de sécurité commune, lui permettant de s'affirmer en tant que puissance politique. La prévention et des opérations de maintien de la paix à un stade précoce doivent s'intégrer dans un concept complémentaire. En outre, l'Union européenne doit viser à être représentée, en tant qu'Union, au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Intégrer et développer l'Union de l'Europe occidentale (UEO) en tant que pilier européen de l'OTAN nous paraît capital.

10. Préservation de la « Création »

Le PPE souligne la nécessité d'une politique commune de l'environnement. Dès lors, il a la ferme intention de faire de l'Union européenne une Union pour l'environnement. En vue d'atteindre cet objectif, il prône des mesures énergiques comme l'instauration d'une taxe sur l'énergie, harmonisée à l'échelon européen et neutre du point de vue compétitivité, à côté d'autres mesures de limitation volontaire. Pour améliorer la protection du climat, il est absolument nécessaire de concrétiser sur le terrain les objectifs de la convention idoine.

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