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XVème Congrès du PPE Notre futur: Une Europe forte 17 - 18 octobre 2002 Estoril - Portugal Résolution adoptée par le XVème Congrès du PPE Traite des êtres humains Le PPE A) condamne la traite des êtres humains, en particulier le commerce des femmes, des mineurs et des enfants non accompagnés, comme une cruelle atteinte aux droits de l'homme et du citoyen; B) est choqué par le nombre croissant de victimes des trafiquants dêtres humains, en provenance des Balkans, d'Europe centrale et orientale et des Etats de la CEI et plus particulièrement d'Ukraine, de Biélorussie, de la Fédération russe, de Moldavie, d'Albanie, de Roumanie, de Bulgarie, du Kosovo et de Slovaquie. D'après les estimations de l'organisation internationale pour la migration (IOM), le nombre actuel de personnes acheminées s'élève à environ 700.000; C) considérant l'élargissement de l'Union européenne, les pays du Pacte de Stabilité, et les pays ayant conclu des Traités dAssociation avec lUE, souligne l'importance de politiques européennes communes et de meilleures pratiques dans la lutte contre le trafic des êtres humains et pour la protection des victimes; D) lance un appel aux pays candidats et à tous les pays tiers en Europe pour intensifier davantage encore leurs efforts politiques, juridiques et opérationnels, pour d'une part, lutter de façon conséquente contre les trafiquants d'êtres humains et d'autre part, faire parvenir les aides d'urgence nécessaires aux victimes de ce trafic; E) souligne le lien étroit existant entre la traite des êtres humains et la migration, comme devant servir de base à une politique européenne commune de migration qui toutefois jusquici, n'existe que dans peu de secteurs; F) est satisfait de lintérêt démontré par les Chefs dEtat et de Gouvernement lors du Conseil européen de Séville de juin 2002, pour trouver des solutions afin de faire face à ce problème, qui avait déjà été souligné lors du Conseil européen de Tampere de juin 1999. Le PPE 1) exige donc la création dune "taskforce" européenne qui s'occuperait dans sa complexité, de la migration légale et illégale et de la traite d'êtres humains, en particulier l'exploitation des femmes en vue de la prostitution, des mineurs et des enfants non accompagnés (la PESC, la Justice et les Affaires intérieures, les politiques de Développement, de l'Emploi et des Affaires sociales seraient concernées). 2) demande à la Commission européenne et au Conseil daffecter des fonds suffisants, provenant de différentes lignes budgétaires disponibles et des programmes de lUE, à la lutte contre la migration illégale et la traite des êtres humains, ainsi que pour laide aux victimes; 3) souligne la nécessité d'intensifier l'information et la sensibilisation de la population dans les pays candidats à l'adhésion, dans les Etats de l'Union européenne et dans les Etats tiers concernés, comme faisant partie d'une stratégie commune pour la prévention de la traite des êtres humains et de la migration illégale , pour pouvoir les informer de manière efficace des causes, dangers et conséquences de ces deux fléaux, ainsi que des stratégies visant à les combattre . 4) espère que les conclusions du Conseil européen de Séville, qui répondent à ce problème touchant le domaine du troisième pilier, constitueront un point de départ satisfaisant pour trouver une solution à moyen terme. |
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