Journées d'étude du Groupe du PPE-DE
ROME - ITALIE
24 - 25 septembre 2001
depeches/25/09/01
AGENCE FRANCE PRESSE(AFP):
Lutte contre le terrorisme: le PPE propose la convocation du
forum méditerranéen
Le groupe du Parti Populaire Européen (PPE-conservateurs) du Parlement européen s'est prononcé mardi au cours d'une séminaire à Rome pour la convocation du forum méditerranée, instance parlementaire, pour associer le monde musulman à la lutte contre le terrorisme.
"Nous allons proposer la semaine prochaine au Parlement européen la convocation du forum méditerranéen, pour montrer que nous voulons coopérer avec le monde arabe et islamique", a annoncé le président du groupe, Hans Gert Poettering, au cours d'une conférence de presse à l'issue du séminaire. Le forum méditerranéen est une instance consultative regroupant des élus du Parlement européen et des parlementaires des pays de la Mediterranée.
"Il faut éviter une situation de conflit de cultures et pour cela, il faut coopérer avec les pays pacifiques du monde islamique", a-t-il expliqué. Les parlementaires du PPE, le plus important groupe politique du Parlement européen avec 232 députés sur un total de 626, ont insisté sur la nécessité d'accompagner les mesures militaires envisagées pour punir les terroristes par des actions politiques.
"Il faut éteindre les mèches allumées par les terroristes dans les zones les plus chaudes", ont-ils affirmé en insistant sur une "solution pour le conflit israélo-palestinien et pour les points chauds dans les autres pays de la Méditerranée".
"Pour battre le terrorisme, à côté des actions de police et de justice, il faut une action politique très forte et le Parlement européen doit contrôler cette action", ont-ils souligné.
Les élus du PPE ont à cette occasion apporté leur soutien aux demandes de mesures formulées pendant leur réunion par le ministre italien de l'économie, Giulio Tremonti, pour permettre aux sociétés européennes de racheter leurs actions au delà des limites prévues par la législation européenne pour éviter de donner l'occasion aux terroristes de se livrer à des actions spéculatives lors de crises.
Au cours de leurs travaux, ils ont également adopté un certain nombre de positions à cent jours de l'entrée en vigueur de la monnaie unique européenne. Ils se sont notamment prononcés pour un strict respect du pacte de stabilité liant les pays de la zone euro.
"L'euro a besoin de confiance et pour cela, il faut s'en tenir de façon très stricte au Pacte de stabilité et le respecter", a affirmé Hans Gert Poettering.
"Nous somme contre l'augmentation des politiques d'endettement, comme le préconisent les socialistes", a-t-il ajouté.
"Nous attendons de nos gouvernements, c'est à dire des gouvernements non socialistes, qu'ils aient la même attitude", a-t-il insisté.
"L'euro doit également avoir une représentation extérieure, et ce rôle doit être assumé par al Commission européennes", a-t-il déclaré. Le Pacte de stabilité, signé par tous les membres de la zone euro, soit 12 Etats membres, prévoit que le déficit budgétaire doit être inférieur à 3% du produit intérieur brut (PIB) et que la dette publique doit rester sous la barre des 60% du PIB. csg/gil