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Discours
up one levelMercredi, 14 novembre 2007

Discours de Joseph Daul, Président du Groupe du PPE-DE, au Parlement européen

L'intérêt européen: réussir le défi de la mondialisation

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Joseph Daul, au nom du Groupe du PPE-DE. – Monsieur le Président, cher Hans-Gert, Monsieur le Président du Conseil, cher Lobo Antunes, Monsieur le Président de la Commission, cher José Manuel Barroso, la globalisation n'est pas un concept abstrait pour nos concitoyens. La globalisation est une réalité qui se vit au quotidien et les Européens se tournent vers leur gouvernement et vers leur institution pour trouver des solutions aux problèmes liés à la globalisation.
Sur ce sujet, nos concitoyens attendent beaucoup de l'Union européenne. Ils attendent d'être protégés et sécurisés: protégés physiquement face aux menaces terroristes et protégés des aléas des marchés financiers. Mais nos concitoyens se tournent aussi vers nous pour que nous garantissions leur approvisionnement et leur sécurité alimentaires; or, l'été dernier, la très forte augmentation des coûts des céréales a fait flamber les prix à la consommation. Les consommateurs européens ont besoin d'être assurés que les importations de produits à bas prix présentent toutes les garanties de sécurité. Et la question est particulièrement d'actualité: à la veille des fêtes de fin d'année, nous devons pouvoir garantir aux parents et aux grands-parents que les jouets qu'ils offriront à leurs enfants ne constitueront pas un danger pour leur santé.

Si la globalisation doit être un facteur de prospérité, elle doit être juste. Elle doit aussi être accompagnée de règles éthiques qui interdisent, par exemple, l'exploitation des enfants. La globalisation ne peut se faire sur le dos des plus faibles et la globalisation doit être un outil qui combat les inégalités à l'intérieur d'un pays mais aussi entre les pays. La globalisation doit viser l'augmentation du pouvoir d'achat des plus pauvres. Nous nous sommes toujours prononcés pour le libre commerce, mais un commerce fondé sur des règles strictes. L'ouverture de l'Union européenne au monde extérieur est un moteur de l'économie mondiale et nombreuses sont les entreprises qui souhaitent s'implanter en Europe. Elles doivent accepter nos règles, respecter nos normes en matière de santé, d'environnement et de protection du consommateur.

En cinquante ans, l'Union européenne a su créer un marché intérieur qui fonctionne, où l'harmonisation des législations entre les membres a toujours été la règle. L'Union européenne a un rôle à jouer en exportant son savoir-faire et en tirant vers le haut les standards de production et de contrôle qualité de ses partenaires. Avec certains d'entre eux, nous sommes déjà sur la bonne voie. La réussite de la première réunion du Conseil économique transatlantique, qui s'est tenue vendredi dernier à Washington, est un signe positif, et il nous appartient de redoubler d'efforts pour placer face à leurs responsabilités le Brésil, la Chine et l'Inde. Nous sommes un petit peu moins durs vis-à-vis de l'Afrique.

Pour faire face aux défis externes, nous devons, d'une part, renforcer notre marché intérieur en augmentant les crédits pour la recherche et le développement et, d'autre part, mieux coordonner la recherche et l'innovation entre pays membres. La globalisation offre de nouvelles opportunités, mais elle réclame aussi des efforts d'adaptation, comme la formation tout au long de la vie professionnelle.

Mon groupe salue les nouvelles initiatives de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi, tout comme le Small Business Act proposé par la Commission, car les petites et moyennes entreprises restent des moteurs très importants de stabilité et de création d'emplois en Europe.

Chers collègues, nous, politiciens, nous sommes de plus en plus confrontés aux défis posés par les problèmes énergétiques. Sans une politique commune pour la sécurité énergétique et environnementale, l'Union européenne continuera d'être vulnérable. Avec un baril de pétrole à près de cent dollars, il y a urgence en la demeure Europe. Il nous faut une politique européenne de l'énergie pour garantir notre sécurité de l'approvisionnement et une croissance durable de ce secteur. Nous devons engager une discussion de fond sur les énergies renouvelables et examiner les possibilités qu'offre le nucléaire civil dans la fourniture d'énergie.

Ces débats doivent se faire en toute transparence afin de sensibiliser nos concitoyens et gagner leur adhésion. Au terme de ces recherches, nous voulons tous une Europe énergétique plus propre, plus efficace et aussi plus sûre. L'Europe doit définir ses intérêts non seulement en termes de commerce et d'économie mondiale, mais aussi en termes de culture, de langue et de tradition. Et c'est en travaillant à des réponses communes face aux défis que pose la mondialisation que nous serons en mesure de protéger les intérêts légitimes de nos concitoyens sans être protectionnistes.

(Applaudissements)






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