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Discours

up one levelMercredi, 11 juillet 2007

Discours de Alexander Stubb, MdPE (PPE-DE, Finlande),
au Parlement européen

Convocation de la Conférence intergouvernementale

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Alexander Stubb (PPE-DE). - (EN) Monsieur le Président, je souhaiterais dire à M. Giertych que j’ai déjà entendu beaucoup d’idioties dans cette Assemblée, mais qu’il a probablement raconté les pires idioties qu’il m’ait jamais été donné d’entendre.

Je souhaiterais instiller un peu de positivisme dans cette Assemblée. On dirait que nous assistons à une sorte d’enterrement aux côtés du nouveau traité. En réalité, je ne pense pas que nous entrions dans une nouvelle phase.

Je souhaiterais formuler trois remarques. Premièrement, j’accorde ma pleine confiance à la présidence portugaise. Je me rappelle de l’élaboration du traité préalable à Nice avec la présidence portugaise, avec MM. da Costa et Lourtie. Ils accomplissent toujours un travail formidable. Je souhaiterais néanmoins leur adresser une recommandation: soyez prudents par rapport au Secrétariat du Conseil, parce que le diable est dans le détail et Jean-Claude Piris excelle dans les détails.

Deuxièmement, j’ai la conviction que la politique et l’économie vont de pair. Il a été déclaré aujourd’hui, comme à maintes reprises par le passé dans cette Assemblée, que nous recherchons uniquement une Union économique ou uniquement une Union politique. J’appartiens à la catégorie de ceux qui pensent que les deux facettes sont nécessaires: il nous faut une concurrence libre et loyale et il nous faut en même temps une Union politique, et ce traité nous procure réellement les deux. Je ne suis pas trop préoccupé par les options de sortie, car l’histoire a montré qu’à chaque fois qu’une option de sortie a été autorisée, la sagesse finit au bout du compte par l’emporter et tout le monde se rejoint.

En dernier lieu, j’estime que nous devrions regarder le bon côté des choses. Nous devons tourner la page. Nous avons sur la table un traité ou un projet de traité. Soyons positifs: utilisons la personnalité juridique qui nous est donnée, utilisons notre vote à la majorité qualifiée, utilisons notre pouvoir de codécision, utilisons la Charte, utilisons le président, utilisons le ministre des affaires étrangères. Tout ce que je dis aujourd’hui, c’est que nous sommes face à un nouveau départ: nous avons un traité exceptionnel, alors faisons avec et allons de l’avant.

(Applaudissements à droite)





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