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Discours

up one levelMardi, 19 juin 2007

Discours de Maria Martens, MdPE (PPE-DE, Pays-Bas), au Parlement européen

Conclusions de la réunion du G8 - Bilan à mi-parcours des objectifs du Millénaire pour le développement

Maria Martens, au nom du Groupe du PPE-DE. - (NL) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, les objectifs du Millénaire pour le développement fixés en 2000 sont des plans ambitieux qui visent à réduire sensiblement la pauvreté dans le monde d’ici 2015. À la fin de ce mois, nous serons à mi-chemin de cette période, mais malheureusement pas à mi-chemin sur le plan des objectifs à réaliser, loin de là. L’agenda pour le développement est à la traîne. Trop de gens meurent de faim, trop d’enfants n’ont toujours pas accès à l’école, trop de femmes sont toujours discriminées et le SIDA, le paludisme et la tuberculose font encore trop de victimes, et je pourrais malheureusement continuer de la sorte pendant longtemps.

Il est essentiel d’améliorer l’aide qualitativement et quantitativement, et beaucoup dépend de la volonté politique des pays. Il va sans dire que tous les pays doivent respecter leur promesse de consacrer 0,7 % de leur produit intérieur brut à l’aide au développement. Ce n’est toutefois pas seulement une question d’argent. Il s’agit principalement de fournir une aide plus efficace et de meilleure qualité et de mieux coordonner cette aide. Il convient de réduire l’aide «fantôme», qui consiste à dépenser de l’argent en frais de consultance, de rapports d’évaluation et d’études.

Au nom de mon groupe, je tiens à soulever plusieurs autres points. Tout d’abord, je tiens à attirer votre attention sur l’importance de la transparence des flux financiers. La destination des fonds doit être transparente. Deuxièmement, en ce qui concerne la réduction des dettes, si cette dernière constitue encore un problème majeur pour bon nombre de pays, la réduction de la dette ne peut et ne doit pas récompenser les gouvernements pour leur mauvaise gestion. C’est pourquoi la réduction de dette n’est possible qu’à des conditions strictes, notamment de bonne gouvernance et de transparence. Il faut garantir que les moyens mis à disposition soient réellement consacrés à la lutte contre la pauvreté. Troisièmement, je tiens à attirer votre attention sur l’importance du commerce. Le commerce et l’ouverture des marchés peuvent, dans certaines conditions, constituer une force motrice formidable pour la croissance économique. Les pays doivent pouvoir compter sur notre aide à ce niveau.

S’agissant des droits de propriété intellectuelle, je tiens à mettre en garde contre la possibilité de jeter le bébé avec l’eau du bain. Il doit rester attractif pour l’industrie de poursuivre la recherche sur la lutte contre les maladies liées à la pauvreté. Dans ce contexte, une certaine protection des droits de propriété intellectuelle s’impose pour les brevets.

Enfin, en ce qui concerne la santé sexuelle et reproductive, bon nombre de femmes des pays en développement courent des risques importants, parfois au péril de leur vie, pendant et après la grossesse. Beaucoup de femmes meurent de manière évitable des suites d’une grossesse. L’aide dans ce domaine est très urgente. Nous sommes donc favorables à une augmentation de l’aide en faveur de ces femmes.





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