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DiscoursDiscours de Joseph Daul, Président du Groupe du PPE-DE, au Parlement européenGet the Flash Player to see this player. Débat sur le futur de l'EuropeJoseph Daul, au nom du groupe PPE-DE. – Monsieur le Président, Monsieur le Président en exercice du Conseil, Madame et Monsieur les Commissaires, je vous remercie, Monsieur le Premier ministre Jan Peter Balkenende, pour la vision de l'Europe que vous nous avez livrée aujourd'hui, une vision que le groupe PPE-DE partage très largement. (Protestations) Je vois que ceux qui m'interrompent ont une très bonne vision et qu'ils ont bien écouté M. Prodi hier: il était prêt à se séparer du drapeau, vous nous avez apportés les vôtres aujourd'hui … C'est une très belle image et un très bel exemple! L'Europe, c'est bien sûr une monnaie, un grand marché, l'ouverture des frontières ou les échanges d'étudiants. Mais l'Europe, c'est avant tout des idéaux, des principes, des valeurs, que le monde entier nous envie. L'Europe, ce sont des traditions, une civilisation, mais c'est aussi l'adaptation aux nouvelles réalités, c'est une certaine idée de la mondialisation, des réformes pour une société plus juste. L'Europe, ce n'est pas l'immobilisme, c'est le mouvement et le progrès. Cher Jan Peter, vous êtes Premier ministre du pays peut-être le plus ouvert à l'esprit européen, je n'ai pas peur de le dire, un pays où la tolérance et la solidarité sont les moteurs de la cohésion sociale. Vos concitoyens se déclarent à 72 % favorables à l'intégration européenne, quand la moyenne européenne se situe à 53 %. Pourtant, les Néerlandais, comme les Français, ont dit non au traité en 2005. Cela veut certainement dire qu'aux yeux de la grande majorité d'entre eux, l'Europe n'est pas assez légitime, pas assez crédible, pas assez efficace. Cela veut certainement dire qu'ils jugent l'action de l'Union européenne trop éloignée de leurs réalités quotidiennes. Nous devons tirer des leçons de ces appréciations, même si nous ne partageons pas cet avis, souvent trop critique. Je ne reviendrai pas ici sur les mérites de l'intégration européenne, nous les connaissons bien. Mais nous devons persuader les Européens que notre projet commun est non seulement bénéfique, mais aussi absolument indispensable. Le projet de traité contenait la plupart des réponses aux interrogations et aux insatisfactions de nos concitoyens. Il nous faut donc reprendre le meilleur de ce traité, à savoir l'essentiel des parties 1 et 2. Ce que les Européens attendent de nous, c'est une vie meilleure, c'est une Europe qui affirme ses valeurs dans le monde, comme elle vient de le faire à Moscou, comme elle doit le faire davantage au Proche-Orient, mais aussi au Darfour. En nous mettant en position de décider, de façon à la fois démocratique et efficace, nous donnerons satisfaction aux Européens parce que nous pourrons nous attaquer aux vrais problèmes de fond. Sortons l'Europe de sa paralysie, donnons-nous les moyens de nos ambitions politiques: le plus tôt sera le mieux et l'échéance des élections européennes de 2009 est la plus opportune. Travaillons sans relâche dans cette perspective. Monsieur le Premier ministre, vous avez eu le courage de faire dans votre pays des réformes ambitieuses, des réformes de long terme. Vous n'avez cédé ni à la facilité ni à la démagogie, et les résultats sont là. Ces réformes, vous les avez conduites en respectant des valeurs, de solidarité, d'ouverture et de responsabilité. C'est le chemin que mon groupe demande à l'Europe, dans son ensemble, d'emprunter. Vous avez évoqué le rôle des parlements nationaux ainsi que la nécessité d'une répartition plus claire des compétences entre les États membres et l'Union. Là encore, nous ne pouvons que vous soutenir. Si les députés nationaux de nos pays ne s'emparent pas des affaires européennes, qui ne sont plus du ressort des affaires étrangères, mais des affaires nationales, si nos collègues parlementaires nationaux ne prennent pas à bras le corps la dimension européenne de nos grands enjeux, alors la route sera encore plus longue et plus difficile. Qui fait quoi? Qui est responsable de quelle politique? Les citoyens veulent le savoir! Une telle clarification empêchera les ministres de rejeter la faute sur Bruxelles et nous privera nous-mêmes d'un alibi national trop facile. Vous avez également soulevé, Monsieur Balkenende, la question des élargissements de l'Europe. Sur ce point aussi nous devons être clairs. L'Europe ne peut plus faire adhérer des nouveaux membres tant qu'elle n'aura pas résolu ses problèmes internes. Chers collègues, notre priorité immédiate, et celle de nos gouvernants, doit être de trouver un accord à 27, au plus vite, sur les institutions. Angela Merkel a créé la dynamique nécessaire et, en dépit des effets de manche, les positions des uns et des autres sont en train de converger. Saisissons cette chance, trouvons un accord à 27 sur les questions essentielles, à savoir les droits des citoyens et le processus de décision! (Applaudissements) |
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