
Mercredi, 25 avril 2007
Discours de José Ignacio Salafranca Sánchez-Neyra, MdPE (PPE-DE, Espagne),
au Parlement européen
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Relations transatlantiques
José Ignacio Salafranca Sánchez-Neyra (PPE-DE). - (ES) Monsieur le Président, je pense qu’il est important que nous soulagions ce débat sur les relations transatlantiques du poids idéologique qui l’alourdit.
Je ne sais pas si, comme le dit la résolution commune négociée, le président de la Banque mondiale doit démissionner ou non, mais je crois que l’important est que l’Union européenne commence à mettre au point ses positions stratégiques et devienne un acteur mature sur la scène internationale. Je sais que la commissaire Ferrero consacre tous ses efforts - qui ne sont pas négligeables - à cet objectif.
Je pense que cela ne doit pas nous mener à oublier que le lien transatlantique n’est pas inscrit dans le code génétique de l’Union européenne, que les États-Unis - peut-être à cause de nos incapacités - ont été les garants de la sécurité en Europe et que, lorsqu’il s’agit de sécurité, il n’existe actuellement pas d’option alternative à la relation transatlantique.
Monsieur le Président, si nous voulons que l’Union devienne une puissance européenne, je suis convaincu que cela ne peut pas se faire en opposition avec les États-Unis, mais plutôt avec les États-Unis, comme deux partenaires se respectant mutuellement, partageant une série de valeurs communes et une vision du monde identique.
Naturellement, cela ne signifie pas que nous devions donner carte blanche aux États-Unis, et l’Union européenne doit réaffirmer ses principes en rapport avec la peine de mort, la Cour pénale internationale, le protocole de Kyoto et les lois extraterritoriales.
Cela signifie aussi que les États-Unis doivent apprendre à respecter l’Union européenne, qui est actuellement un moteur de stabilité dans le monde, et qui joue un rôle fondamental par l’influence qu’elle exerce dans de nombreuses régions.
Le commissaire Patten a déclaré ici, en une autre occasion, que, pour que l’Union européenne atteigne ses objectifs - dont un des plus importants est le respect universel des droits de l’homme et des libertés fondamentales -, la coopération des États-Unis était essentielle, et que, de la même façon, les objectifs des États-Unis ne pouvaient être atteints qu’avec la coopération de l’Union européenne.
Si l’Union européenne et les États-Unis œuvrent ensemble, Monsieur le Président, la situation mondiale s’en trouvera améliorée en termes de prospérité, de stabilité et de sécurité, et je crois que ce sont là les objectifs que ce sommet transatlantique doit promouvoir et sur lesquels il doit coopérer.