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Discours

up one levelMercredi, 14 mars 2007

Discours de Mme Marianne Thyssen, MdPE (PPE-DE, Belgique),
Vice-présidente du Groupe du PPE-DE,
au Parlement européen



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Réunion du Conseil européen (8/9 mars 2007)

Marianne Thyssen, au nom du Groupe du PPE-DE. - (NL) Monsieur le Président, Monsieur Steinmeier, Commissaire Verheugen, Mesdames et Messieurs, un sommet est habituellement suivi de conclusions très longues dans lesquelles nous devons fouiller pour trouver des ambitions qui sont soutenues par les 27 États membres. Pourtant, cette fois-ci, les conclusions sont relativement courtes et représentent sans aucun doute une avancée importante. Le sommet européen de printemps a surpassé toutes nos attentes les plus folles. La vision a été couplée au courage politique, l’ambition à la faisabilité, à la crédibilité et - ce qui est un véritable exploit - à la prise de décisions.

Le parti populaire européen (démocrates-chrétiens) et des démocrates européens voudrait tout d’abord rendre hommage à la présidente du Conseil, la chancelière allemande Angela Merkel, et à son équipe, ainsi qu’à la Commission sous la présidence de M. Barroso, en particulier aux commissaires Dimas et Piebalgs qui ont lancé le paquet sur l’énergie et le climat et qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour obtenir des résultats concrets. En réalité, nous sommes fiers, je dois l’avouer, que les efforts combinés de notre propre parti à la tête de nos institutions, avec l’aide d’autres partenaires, bien sûr, aient produit des perspectives intéressantes.

Pourtant, nous attendons toujours les grandes récompenses. Les engagements ont été pris, mais nous devons encore partager les joies et les peines, et je voudrais souhaiter à la Commission bonne chance pour cette tâche difficile. J’espère que tous les États membres et toutes les parties de la société seront prêts à faire leur part du travail.

Le monde regarde l’Europe et il peut constater que celle-ci fait face à ses responsabilités et qu’elle choisit de remplir un rôle de pionnier crédible. En tant que partenaires européens, nous avons le devoir, tous ensemble, de faire au maximum pression sur nos partenaires mondiaux pour qu’ils nous rejoignent dans cette aventure ambitieuse mais avant tout nécessaire.

En comparant les points de départ de notre parti avant le sommet de printemps avec les résultats obtenus, j’en conclus que nous recherchions des accords faisables, contraignants, plutôt que des promesses en l’air irréalistes. Avec la décision des 20-20-20, c’est ce que nous avons, c’est donc un grand succès.

La recherche et le développement dans le domaine de l’énergie renouvelable et la lutte contre le changement climatique vont de pair avec les objectifs de Lisbonne en termes de croissance et d’emploi. Ces derniers, Monsieur le Commissaire, doivent absolument être inclus. Pour la majorité des membres de notre parti, l’énergie nucléaire a sa place dans le bouquet énergétique, même si, tout comme le Conseil européen, nous respectons totalement le principe de subsidiarité dans ce domaine. Puisque nous ne voulons pas que le Parlement reste sur la touche concernant la question du changement climatique, nous souhaitons soutenir la création d’une commission parlementaire temporaire efficace sur le changement climatique.

Pendant le sommet de printemps, l’accent a été mis sur l’énergie et le climat, mais il y a naturellement bien plus que cela, car après tout, il faut toujours battre le fer de la réforme socio-économique tant qu’il est chaud. Nous pensons que le processus de Lisbonne commence à porter ses fruits, mais il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers à ce stade, certainement pas dans les États membres qui se sont endettés, qui ont un faible taux d’emploi et des systèmes de pension qui ne sont pas totalement protégés.

Le groupe PPE-DE essaie d’éviter toute forme de suffisance. Étant donné que les perspectives économiques se sont quelque peu améliorées, les réformes nationales ne doivent pas être retardées, mais doivent absolument être accélérées. Nous attendons de la Commission qu’elle continue à montrer la voie à suivre et que, le cas échéant, elle dénonce ouvertement et sans scrupules les manquements et supercheries des États membres.

Nous sommes ravis des décisions prises concernant la réduction notable des lourdeurs administratives et la perspective d’une étude d’impact indépendante en cas de nouvelles législations.

Adopter une attitude visionnaire et ambitieuse en vue de l’élaboration d’une bonne politique est une chose, convaincre les gens et s’assurer de leur participation en est une autre. La question cruciale, comme l’a également souligné à juste titre le commissaire Verheugen, reste de savoir comment nous pouvons impliquer davantage les Européens dans tout ce processus de Lisbonne. Bien qu’il faille se réjouir que les conclusions du sommet appellent à davantage d’efforts dans une tentative d’améliorer la communication, cela ne nous mène bien sûr nulle part. Cela doit se faire, tout simplement, et dans ce domaine, nous avons laissé passer de nombreuses occasions ces dernières années.

J’inviterais donc les présidents de nos trois institutions politiques à donner à ces 500 millions d’Européens, qui espèrent un avenir social et prospère dans un climat plaisant pour leurs enfants et petits-enfants, une place dans la déclaration de Berlin, pour leur redonner confiance et foi dans la valeur ajoutée de notre projet européen commun.







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