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DiscoursDiscours de M. Timothy Kirkhope,
Chef de la délégation britannique du Groupe du PPE-DE, au Parlement européen du mercredi, 14 décembre 2005 Préparation du Conseil européen (Bruxelles, 15/16 décembre 2005), y compris la stratégie de développement Timothy Kirkhope (PPE-DE). - (EN) Monsieur le Président, j’estime moi aussi presque devoir faire quelque chose pour aider M. Alexander à sortir de ce mauvais pas, mais, en tant qu’avocat, je ne pense pas que le budget de l’Union puisse se permettre de payer mes honoraires. Je suis plutôt désolé pour lui, mais il est ici pour tenter de convaincre cette Assemblée que la présidence domine la situation. À notre grand regret, les six derniers mois ont montré que cette présidence a malheureusement été incapable ne serait-ce que de comprendre la situation, et encore moins d’établir sa position à cet égard. Il est le messager d’une présidence qui est à court d’idées et bientôt de temps, et s’essouffle. Comme nous le constatons aujourd’hui, on reconnaît malheureusement à travers tout l’éventail politique que la présidence britannique n’a pas atteint les objectifs qu’elle s’était fixés. Elle a commencé avec de grandes espérances et le panache du Premier ministre. Dans cette Assemblée, elle a demandé à être jugée en fonction des résultats qu’elle obtiendrait au cours de ses six mois de présidence. En juin, j’ai averti l’Assemblée qu’il y avait souvent un fossé béant entre la théorie du Premier ministre et la réalité. Toute personne qui a regardé le Premier ministre diriger cette présidence comprendra certainement ma prudence. Contrairement au ministre, je voudrais à présent me concentrer sur les tentatives de plus en plus désespérées de M. Blair de parvenir à un accord sur les perspectives financières et le budget futur de l’UE. Au cours des dernières semaines, ses efforts diplomatiques nous ont laissé sans voix. La flexibilité et la vision, tout cela c’est très bien, Monsieur Alexander, mais les actions du Premier ministre n’ont réussi qu’a s’assurer l’hostilité des pays d’Europe centrale et orientale - qui pensaient qu’il était leur ami - sans obtenir une seule note de compromis concernant la réforme de la PAC dans les discussions avec les gouvernements. Par ailleurs, et c’est essentiel, il n’a pas tenu la promesse qu’il a faite aux citoyens britanniques de ne pas toucher au chèque britannique, promesse qu’il n’aurait peut-être pas dû faire. En juin, il a déclaré que le rabais subsisterait. Il négocie à présent sa disparition sans promesse de réforme fondamentale, qui, selon ses déclarations précédentes, était capitale. Il ne devrait pas être surpris que l’opinion publique au Royaume-Uni réagisse de manière hostile. Il a trompé les citoyens britanniques, qui le voient en direct sur leur écran de télévision. Ils paieront davantage, car le Premier ministre les a laissé tomber, eux et le pays. J’ai lu ce week-end - et j’espère que la présidence en exercice du Conseil y réagira - que le Trésor britannique n’avait pas budgétisé un seul cent d’une réduction du rabais britannique, ce qui signifie que les contribuables britanniques pourraient finir par payer plus de taxes. Nous étudierons soigneusement les dernières propositions budgétaires que la présidence doit présenter aujourd’hui. Je suis désolé que nous n’ayons pas l’honneur de les entendre dans ce Parlement ce matin, mais nous les jugerons en partie sur la somme que les contribuables britanniques devront payer pour la mauvaise gestion de ces questions par leur gouvernement et sur l’existence ou non de preuve que le Premier ministre a reçu des engagements solides et pouvant être financés en faveur d’une réforme fondamentale en Europe. En ce qui nous concerne, quelles que soient nos positions politiques, nous avons besoin d’une réforme sensible et progressive. Sous cette présidence, les présages n’ont pas été bons. |
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