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DiscoursDiscours de Françoise Grossetête, Vice-Présidente du Groupe du PPE-DE (PPE-DE, France),
au Parlement européen du mardi, 13 décembre 2005 Programme législatif et de travail de la Commission (2006) Françoise Grossetête, au nom du groupe PPE-DE. – Monsieur le Président, l'année qui s'annonce sera cruciale face à une Europe sans institutions modernes et sans perspectives budgétaires, une Europe en crise face à des citoyens qui doutent de plus en plus d'elle et qui nous l'ont fait savoir, malheureusement, au printemps dernier. Il va donc falloir relever le défi – le défi de la mondialisation, le défi du changement climatique, le défi énergétique, le défi de la démographie – pour répondre aux attentes des peuples européens et pour qu'ils comprennent que l'Europe n'est pas une nébuleuse dont ils n'ont rien à faire. Dans cette perspective, au PPE-DE, nous vous proposons pour 2006 des orientations concrètes, ce qui manquait cruellement dans votre programme, Madame le Commissaire, notamment pour transformer en actions les objectifs de la stratégie de Lisbonne. Pour améliorer la compétitivité européenne, nous veillerons à l'allégement de toute forme de bureaucratie et à la suppression de toute législation superflue. Dans ce domaine, il est important d'impliquer davantage le Parlement européen et d'améliorer l'évaluation ex post des mesures adoptées. Le PPE insiste également sur l'achèvement du marché intérieur, dont le fonctionnement optimal est déterminant pour toutes nos entreprises, pour tous nos emplois et pour nos consommateurs. Notre économie doit pouvoir compter sur la réalisation rapide des grands projets de réseaux transeuropéens de transport, dont le financement devra être couvert par le budget européen, mais aussi par des partenariats public-privé, lesquels se retrouvent aussi au cœur de notre ambition pour la recherche, une ambition qui ne peut se satisfaire de belles paroles. Le budget consacré au nouveau programme-cadre de recherche et d'innovation sera révélateur. Nous serons exigeants sur les crédits disponibles et l'utilisation qui en sera faite. Cette recherche est la clé de nos emplois de demain. Madame le Commissaire, le PPE sera également très attentif aux frontières extérieures de l'Union européenne. Nous vous demandons, pour 2006, d'entamer une vraie réflexion sur la capacité d'absorption de l'Union et de débattre ouvertement de cette question avec le Parlement. C'est une question très importante pour nos citoyens qui, tous les jours, nous interrogent sur ce point, comme ils nous interrogent sur la lutte contre l'immigration illégale ou le renforcement des capacités de contrôle aux frontières. Pour cela, nous devons utiliser de plus en plus les données biométriques et assurer une meilleure coopération entre systèmes informatiques, une coopération indispensable que nous devons retrouver également dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, de la lutte contre la criminalité et de la cybersécurité. Nous disposons d'un outil performant – Europol –; il est temps de lui attribuer une base juridique communautaire. Enfin, l'Union européenne a vocation à apporter sa valeur ajoutée dans d'autres domaines, comme celui de la santé. Nous attendons avec impatience des actions concrètes en matière de lutte contre l'obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer ou les troubles psychiques. Le PPE souhaite aussi une proposition en faveur de la mobilité et de l'information des patients. Il est en outre du devoir de l'Union européenne de s'occuper de l'éducation. Or, nous regrettons votre manque d'ambition, notamment en vue d'améliorer l'apprentissage des langues et de développer nos pôles universitaires. Madame le Commissaire, vous le savez, la réalisation de nos objectifs et la valeur ajoutée quotidienne de l'Europe sont conditionnées par deux exigences fondamentales. D'une part, les règles institutionnelles qui régissent le fonctionnement de l'Union européenne: vous connaissez notre attachement au traité constitutionnel; il est urgent d'avoir une initiative forte pour reprendre le débat. D'autre part, les perspectives financières: un budget juste au regard des attentes de chacun, un budget fort pour une Europe puissante et non pas quelques pièces de monnaie déposées négligemment sur la table par le Conseil, comme un pourboire méprisable. |
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