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DiscoursDiscours de Geoffrey Van Orden (PPE-DE, Royaume-Uni),
au Parlement européen du mardi, 25 octobre 2005 Progrès réalisés sur la voie de l’adhésion par la Bulgarie et la Roumanie Geoffrey Van Orden (PPE-DE). - (EN) Madame la Présidente, je m’adresse à l’Assemblée en tant que rapporteur pour la Bulgarie. Je tiens en premier lieu à remercier le commissaire Rehn pour sa déclaration et son travail soutenu et sans relâche pour que l’Union européenne achève ce cycle d’élargissement avec succès. Aucun d’entre nous ne devrait perdre de vue que, aujourd’hui, les yeux de la Bulgarie sont rivés sur nous et que autant le ton que le contenu de notre message auront de l’importance. Dans l’ensemble, je juge le rapport de la Commission positif, ce dernier met en effet l’accent sur l’importance et l’urgence des engagements qui n’ont pas encore été honorés. J’ose espérer que les remarques du commissaire ne signifient pas une perte d’enthousiasme quant à l’adhésion, en temps et en heure, de la Bulgarie à l’Union. À ce stade avancé, nous ne devrions pas, en quelque sorte, être étonnés par la fermeté encore plus grande des propos de la Commission. Toutefois, c’est comme si le mariage avait déjà eu lieu sans que le registre n’ait été signé et sans que les cadeaux n’aient été offerts, et comme si l’on interdisait aux jeunes mariés de sortir de l’église par peur, entre autres, de ce qu’ils pourraient rencontrer à l’extérieur. Les progrès se poursuivent en Bulgarie. Ils doivent certes s’accélérer, mais l’environnement politique externe a évolué. Ce serait une très mauvaise chose que la Bulgarie vienne à souffrir de toutes ces rumeurs négatives. Il n’empêche que le pays doit prendre des mesures radicales dans certains domaines clés. Adopter tout simplement des lois ne suffit pas. Je ne sous-estime pas l’engagement et la volonté politiques que tous ces progrès requièrent, mais la législation doit être mise en œuvre énergiquement et les résultats doivent être clairement visibles pour tous. Les citoyens bulgares ont envoyé un message contradictoire lors des élections législatives du 25 juin. Ils étaient incertains quant à la voie à emprunter. En revanche, ce qui est certain, c’est qu’ils doivent pouvoir avoir confiance dans leurs autorités, et ceci à tous les niveaux. L’État de droit et, partant, la réforme de l’appareil judiciaire, la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, voilà de quoi dépendra tout le reste, y compris les performances économiques. Pour ne citer qu’un seul domaine qui nous préoccupe en particulier; il n’est bien évidemment pas le seul. J’entends la Commission exiger des améliorations dans le domaine des entreprises, notamment en faveur d’un marché du travail flexible. Veuillez m’excuser mais je voudrais faire remarquer à la Commission qu’elle serait peut-être bien avisée de remettre d’abord de l’ordre chez elle et d’arrêter d’introduire de nouvelles réglementations qui ne font qu’ajouter des coûts et charges supplémentaires et réduire la compétitivité et la croissance. Aujourd’hui, dans son rapport, la Commission a tiré la sonnette d’alarme, sans émettre aucune recommandation, quelle qu’elle soit, concernant la date de l’adhésion; recommandation qu’elle fera toutefois en avril, ce qui influencera la décision du Conseil et du Parlement européen, qui doit bien entendu être consulté. Il en résulte que la Bulgarie dispose de six mois - à ne pas gaspiller - pour nous démontrer des progrès soutenus et des résultats concrets, de manière à pouvoir tenir la date du 1er janvier 2007 pour l’adhésion. Compte tenu du rapport d’aujourd’hui, je ne vois pas pourquoi cette date ne pourrait être respectée. (Applaudissements) |
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